Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

(pointeur vers le haut pour revenir à la page)

Interroger l’habituel. Mais justement, nous y sommes habitués. Nous ne l’interrogeons pas, il ne nous interroge pas, il semble ne pas faire problème, nous le vivons sans y penser, comme s’il ne véhiculait ni question ni réponse, comme s’il n’était porteur d’aucune information. Comment parler de ces « choses communes », comment les traquer plutôt, comment les débusquer, les arracher à la gangue dans laquelle elles restent engluées, comment leur donner un sens, une langue : qu’elles parlent enfin de ce qui est, de ce que nous sommes.

Georges PEREC

Citation

Editorial

Editorial

Entre cinéma et quotidien, documentaire et fiction,
raconter le monde tel qu’il nous arrive.
Bienvenue.

Derniers articles

  • Des mains de Hodimont (I)

    Rubrique Des mains de Hodimont
    Le 7 décembre 2011 par Anne

    Mes mains racontent une longue vie, visibles dans les lignes. Je leur dis tous les jours merci. Elles me permettent de travailler, de toucher, de parler, de m’exprimer. Dans mon travail avec les enfants en maternelle, mes mains sont essentielles : elles me permettent d’être en contact avec les petits, leur donner la main, les rassurer, les consoler, les aider à avoir plus confiance en eux et leur permettre aussi d’avoir confiance en moi…

  • Trajet/Rencontres du 22 avril

    Rubrique Des portraits de Hodimont
    Le 18 novembre 2011 par Anne

    Pamela me conduit vers sa mère qui me parle longuement de ses enfants, de son travail comme aide-ménagère, de son bénévolat à la Croix-Rouge, de son intégration dans le quartier. Elle me pose des questions sur le Cap et sur le Club des Filles (école de devoirs située dans le quartier, n.d.l.r.) pour voir dans quelle mesure Pamela ne pourrait pas s’y intégrer.

  • Trajet/Rencontres : 23 mars 2011

    Rubrique Des portraits de Hodimont
    Le 13 novembre 2011 par Anne

    Mais une petite fille me voit, accourt vers moi et me demande de la prendre en photo de près. Je lui explique qu’il me faudrait l’accord de ses parents. Ni une ni deux, elle m’emmène vers sa grand-mère assise sur une chaise sur le seuil de sa maison, un peu plus loin dans la rue. Un bébé dans les bras. Elle m’explique qu’elle traduira pour sa grand-mère, roumaine, parlant mal le français. J’explique le projet à la grand-mère qui accepte l’idée des photos.

  • Trajet/Rencontres : 18 février 2011

    Rubrique Des portraits de Hodimont
    Le 12 novembre 2011 par Anne

    Vendredi 18 février, 9h30 devant l’Eglise Saint –Antoine, appareil photo sous le bras, dictaphone dans le sac, j’attends Jean-Pierre Loop, facteur dans le quartier, pour l’accompagner dans sa tournée quotidienne. Il arrive de la poste, où il vient de passer 3 heures à trier le courrier, souriant comme à son habitude, tirant son caddie monté de 2 grosses sacoches pleine à ras bord.

  • Trajet/Rencontres : 16 février 2011

    Rubrique Des portraits de Hodimont
    Le 11 novembre 2011 par Anne

    Rue des Messieurs je rencontre 4 jeunes filles qui sortent du Cefa. (école secondaire alternant cours et travail en entreprise, n.d.l.r.) Je reconnais Laura, qui vit depuis toujours dans les bâtiments de Logivesdre, rue du Moulin. J’explique en quelques mots le projet HVO : elles sont preneuses et acceptent un cliché. Laura veut bien poser avec ses copines … Elles me refilent leur numéro de gsm pour que je les prévienne quand l’expo aura lieu… Elles filent à l’autre bout de la ville (Sainte-Claire) pour leurs cours de l’après-midi…

  • Trajet/Rencontres : 08 février 2011

    Rubrique Des portraits de Hodimont
    Le 10 novembre 2011 par Anne

    Au coin de la rue du Bosquet et de la rue Fyon, j’aperçois ,en contre-bas, un homme, cheveux blanc et long manteau anthracite. Il discute avec deux enfants en vélo et puis continue sa route. Il descend, doucement. Je le rejoins. Et je lui adresse la parole. Je lui explique en quelques mots le projet, lui parle des portraits. Il n’est pas contre un cliché mais ajoute qu’il vit au dessus du quartier de Hodimont dans le quartier Paradis. Mais qu’importe les frontières sectorielles, il traverse tous les jours le quartier et a des tas de choses à raconter.

  • La frontière - Jusqu’au noeud de Hodimont

    Rubrique Arpenter Hodimont
    Le 8 novembre 2011 par Emmanuel Massart

    Finalement, nous tombons sur Laurence, en plein nettoyage. Elle nous fait entrer et de sa terrasse à l’arrière, nous tombons nez à nez avec des couloirs de toitures d’usine, en contrebas. Hodimont perce derrière ces toitures : nous repérons certains clochers, percevons l’autoroute, entendons la ville. C’est à la fois une vue assez belle à l’horizon et la proximité d’un dépotoir plus bas. Des gens ont balancé un peu de tout, brisant des tuiles par endroits. L’usine fige quelque chose du passé, corsetée de l’autre côté par le bâtiment des finances, rue de Dison. « On pourrait faire des logements avec tout ça », lâche Laurence, dépitée.

  • La frontière - Quelque part en bas du paradis

    Rubrique Arpenter Hodimont
    Le 3 novembre 2011 par Emmanuel Massart

    Nous sentons un désir, fugace peut-être, mais l’espace est tellement désolé que même une poignée de coups de pelle ne pourraient pas faire pire. Nous notons un lieu supplémentaire sur notre carte. Une proposition d’habitants pour fabriquer du lien via un jardin, une manière de faire société. Grâce à cette nouvelle rencontre, nous avons une fois de plus alimenté le foyer de nos réflexions.

  • La frontière - Le micmac de la rue de la limite

    Rubrique Arpenter Hodimont
    Le 29 octobre 2011 par Emmanuel Massart

    Voilà encore un exemple de la riche vie de quartier de Hodimont, une fois que l’on prend le temps de se poser dans le quartier... Les enfants vont et viennent. Ils décident alors de partir jouer à cache-cache, derrière l’église Saint-Roch au bout de la rue. Une mère passe et s’arrête avec son fils. La conversation ne s’engage pas, elle ne parle pas français et Rémy le kosovar. Mais, chacun semble bien de la présence de l’autre. Nous continuons notre chemin et saluons chacun.

  • « Il était temps. On vous attendait ! »

    Rubrique Arpenter Hodimont
    Le 21 octobre 2011 par Emmanuel Massart

    « Mais en bas, dans les chambres à coucher, une dame turque pourra vous renseigner. Elle est d’ici. » Nous parcourons l’immense espace du magasin, descendons l’étage, parcourons des chambres à coucher et des salons en tout genre, avant de voir une famille assise dans de confortables fauteuils noirs en cuir.