Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Elle me cassait les pieds avec son pays. Mais elle était tellement enthousiaste que je me suis rendu compte que nous autres, on avait une bibliothèque. Elle, elle avait un pays. C’est pas pareil. Je pouvais te parler de Camus, de Corneille, de Racine ou de je ne sais pas qui. Elle, elle me parlait de la glace, l’hiver. Pourquoi j’arrivais à m’émouvoir plus que les plus beaux livres de la terre ?

Pierre PERRAULT à propos de sa femme Yolande. Entretien réalisé pour « Pierre Perrault, homme de la parole, cinéaste du vécu » de Michel La Veaux, 1999

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Editorial

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    C’était extrêmement perturbant parce que plus le film avançait, plus il devenait volubile… C’était un gars qui avait été hospitalisé dans la douleur, face à sa famille d’abord puis avec la psychiatrie. Je suis resté ainsi pendant toute la projection à essayer de garder mon sang-froid. Finalement, en rentrant de Bruxelles, je me suis dit : « Mais oui, en fait, le gars, il a fait la voix off, il a fait la voix off du film. » (...)

  • En avant jeunesse n°01 : se marier à 16 ans

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    Le groupe d’Etienne a dévalisé le supermarché, histoire d’avoir de quoi pique-niquer et on décapsule les bières autour du drap posé là. La première heure est au soleil et après commencera l’activité. Le travail que je leur propose est simple : aller à la rencontre des gens, ici, dans l’espace du parc. Qu’est-ce qu’on va leur dire ? lâche Henry, le neveu d’Etienne, réquisitionné pour l’occasion. Ca, je ne le sais pas encore. Vous auriez envie de savoir quoi des gens que vous côtoyez dans la rue ? Silence.

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    Non, c’est-à-dire que quand on est filmeur comme ça et que l’on perd son temps pour parfois gagner à filmer certaines choses, il n’y a pas d’enjeu. On n’a rien à gagner, on n’a rien à perdre. On est là, on filme ou on ne filme pas. Sauf que quand on a comme ça un projet en ligne de mire, qu’il y a des chaînes derrière, bon ben il y a quand même un truc à faire. En espérant qu’il ne soit pas raté (...)

  • 09 - Benoît Dervaux : un rapport ambivalent à la télévision

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    Le 12 août 2008 par Des Images

    « Ah, Loft Story. Tu ne connais pas Loft Story ? » « Ben non. » Le soir, on a regardé ce truc dans notre chambre d’hôtel. Je me souviens très bien avoir dit : « Là, les gars, c’est terminé. On tourne une page ! » C’était tellement génial de perversité, de tout ce qu’on veut, ils volaient l’audience à tout le monde, M6, avec cette émission, donc les parts de marché publicitaire… Ils étaient en train de bousculer complètement le paysage audiovisuel. (...)

  • Hommage rendu à Paul Meyer lors de son enterrement à Visé

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    Le 1er août 2008 par Des Images

    Précis Paul l’était dans son écoute, dans ses paroles, dans son écriture, dans ses combats, dans sa compréhension des hommes et du monde qui nous entoure. Il aimait les points sur les « i » et filmait comme on prépare une farce avec ses amis. Un peu trop précis au goût de certains...

  • « Kes » de Ken Loach : Billy accède à la parole

    Rubrique En quête de personnages
    Le 25 juillet 2008 par Emmanuel Massart

    L’école est un miroir que Billy brise lors d’une séquence magnifique où il accède à la parole, transformant la classe en scène et les autres élèves en public captivé. Il emmène tout le film d’un coup, un seul, depuis l’intérieur de l’image. C’est le récit par lui-même d’un garçon qui découvre l’intensité de son regard sur le monde – ici le monde est symbolisé par un faucon.

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    Rubrique Quartier de Sainte-Walburge : journal de travail
    Le 18 juillet 2008 par Emmanuel Massart

    Depuis Véronica il y a plus d’un mois, nous avons eu d’autres occasions, d’autres rencontres, des rendez-vous avortés d’une part, des hasards précieux de l’autre. C’est le génie de la ville de brasser tous les possibles et notre ténacité de les saisir quand ils surviennent. J’espère ainsi que l’équipe de Des Images : Delphine, Laurent, Lionel, Emmanuelle et depuis peu Dominique, prendront prochainement l’appareil photo, le crayon du dessin ou simplement la plume pour enchérir mes mots et tenir à jour ce journal de travail.

  • 08 - Benoît Dervaux : filmer ce qui se passe au sein de l’institution

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    Quand la matière de quinze heures s’est réduite à presque deux heures, tu n’as pas encore forcément une structure, enfin selon ma méthode. Parce qu’il y a plein de méthodes différentes, et chaque film est un cas d’école. Je travaille par décoction des séquences. Quand il y a des séquences, je les agence en structures. Et alors à ce moment-là, on fait un plan avec la monteuse, et puis elle monte le film en structures. Elle en fait des différentes et quand c’est prêt, je viens voir. On en discute. Elle retravaille toute seule.

  • 07 - Benoît Dervaux : faire réduire la matière du film à feu doux

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    Bref, il faut qu’un ado puisse parler de lui pour pouvoir parler aux autres. Et c’est là selon moi qu’il y a prévention. L’enjeu est de travailler sur les discours, les récits parce que souvent, l’on ne peut pas travailler complètement sur la réalité. Si une fille manque d’un père, l’on ne peut pas se donner la tâche d’en devenir un, par exemple. Mais l’on peut espérer créer un tissu de pratiques, une forme de jeux, saisir un imaginaire qui puisse permettre de franchir la difficulté.