Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Ce qui a de différent dans le fait de filmer tout seul, c’est que vous commencez à parler avec quelqu’un. On se parle, on échange, on se regarde. On est dans l’échange, on est dans la conversation. Et puis, je mets la caméra. Il y a quelqu’un qui vient entre nous. Et ce quelqu’un, c’est le spectateur. Ca s’adresse à quelqu’un d’autre.

Denis GHEERBRANT, A propos de La république de Marseille, entretien réalisé par Radio Grenouille le 11 juin 2009

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Editorial

Editorial

Entre cinéma et quotidien, documentaire et fiction,
raconter le monde tel qu’il nous arrive.
Bienvenue.

Derniers articles

  • En avant jeunesse n°12 : le collectif, c’est pour combler le vide

    Rubrique En avant jeunesse ! : chronique de terrain
    Le 25 novembre 2008 par Emmanuel Massart

    Pierre dit : Le collectif, c’est pour combler le vide. La rue, espace de rencontre et de reconnaissance mouvant, est le lieu politique par excellence, là où apparaissent des jeunes guidés par le désir de sortir de chez eux et de se rassembler, mus par l’envie de se frotter aux autres, de séduire ou de se chercher, bref emplis de ce trouble de savoir ce que l’on vaut et ce que l’on peut. En ce sens, la rue est cette citadelle à prendre, à inventer, lieu de rien qui peut appartenir à ceux à qui il manque toujours quelque chose : de l’argent, une situation, une autonomie, un regard,…

  • Pour la suite du monde : portrait du cinéaste en citoyen
    A propos de « Tableau avec chutes » de Claudio Pazienza

    Rubrique Défendre des films et ceux qui les font
    Le 21 novembre 2008 par Patrick Leboutte

    (...) Mais me dira-t-on, quel rapport avec Bruegel ? Telle est exactement la question que se pose le cinéaste tout du long. Elle lui tient lieu jusqu’au bout de fil rouge : comment instruire et faire voir cette relation, ne jamais perdre de vue le tableau tout en gardant toujours en point de mire ce monde-ci, celui dans lequel nous vivons ? A quoi servirait sinon d’admirer si longuement un chef-d’œuvre de la peinture flamande s’il ne s’agissait pas aussi de s’interroger sur le destin du pays qui l’a vu naître ? A quoi servirait seulement de regarder si ce n’était pas pour croire encore en la possibilité de voir, en dépit des limites du visible cyniquement entretenues, renforcées, par les industries du spectacle et de la culture ?

  • Construire un monde avec le cinéma
    D’après une rencontre avec Claudio Pazienza

    Rubrique Défendre des films et ceux qui les font
    Le 17 novembre 2008 par Emmanuel Massart

    Je ne construis pas « le monde. » S’il n’y a que « le monde », alors il n’y a que « la vérité. » Il n’y a que l’objectivité. Un monde cerné par une seule idée, une seule phrase, un seul film. Et toi, tu étouffes. Avec le cinéma, je construis un monde. Je ne construis pas « le monde. » Je ne fais pas de propagande. Je ne suis pas un militant. Les militants disent « le monde » tout de suite. Ils disent « nous » et ils savent. Je commence par dire « je ».

  • 04 - Christiane Perret-By : comment séduire ?

    Rubrique GE n°02 - la jeune fille Christiane Perret-By
    Le 10 novembre 2008 par Emmanuel Massart

    J’étais très empruntée. J’avais le trac. Cette caméra sur moi, c’était terrible. Il me dit : « Tu es au bal. Tu vois le jeune Italien de façon aguichante. » « Comment on fait ? » Je ne savais pas, cela ne me ressemblait pas. « Tu l’aguiches et puis, c’est tout. » J’avoue que je devais être nulle. Il a dû me mimer ma scène. Au début de la scène, on me voit assise, prenant une pose avantageuse et regardant le garçon. Je peux te dire que c’était lui qui m’avait montré comment faire. Je rigolais : Je ne vais quand même pas faire ça. (...)

  • 03 - Christiane Perret-By : derrière le grand mur

    Rubrique GE n°02 - la jeune fille Christiane Perret-By
    Le 10 novembre 2008 par Emmanuel Massart

    Ce que j’ai découvert à 15 ans avec Paul et cette scène, c’était les bidonvilles. Je ne les connaissais pas. Pour moi, cela n’existait pas. Je ne savais pas que j’habitais à côté de cela. A une époque pourtant, j’avais habité à Flénu et j’allais à l’école juste à côté. Il y avait un grand mur et l’on ne savait pas ce qu’il y avait derrière. Mes parents devaient savoir mais moi, en tout cas, je ne le savais pas. Il y avait ces bidonvilles surpeuplés. On le voit dans le film, toutes ces femmes assises devant les bidonvilles. Je suis rentrée là. J’ai eu le choc de ma vie. (...)

  • « Somewhere in between » de Chloé Salembier : une chanson avant de se quitter

    Rubrique Défendre des films et ceux qui les font
    Le 5 novembre 2008 par Emmanuel Massart

    Chloé Salembier ne choisit pas la forme du journal intime et le film déroule les kilomètres sans voix off, sans explication du pourquoi on est là. Somewhere in between se construit plus ou moins au gré des rencontres, geste populaire où l’on parle avec les gens parce que simplement, ils sont là. Belle idée de la voiture comme espace intermédiaire où l’on offre un peu de soi avant de disparaître et retourner à la vie de tous les jours.
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  • B-docs n°03 : Voyages

    Rubrique ciné-club B-docs
    Le 5 novembre 2008 par Stefanie Bodien

    Déjà la troisième de B-docs ce dimanche 16 novembre à l’Aquilone même s’il s’agit d’une reprise partielle de notre programme de septembre. Des cinéastes belges, Chloé Salembier et Céline Gulekjian, s’en vont filmer chacune de leur côté, la Roumanie ou l’Arménie, deux pays balayés par les vents contraires de l’histoire. Ici, un passé communiste, là les sirènes de l’Occident alors que l’argent manque. Entre les deux, le petit peuple incrédule. (...)

  • En avant jeunesse n°11 : les jeunes sont ignorants, alcooliques et mangent dans les bus

    Rubrique En avant jeunesse ! : chronique de terrain
    Le 3 novembre 2008 par Emmanuel Massart

    Créer une norme n’est pas un geste léger. Cela construit ipso facto de la délinquance, c’est-à-dire du non-respect de norme. Cela donne généralement ce genre de phrase : « C’est un délinquant. Il ne respecte rien. » Le porteur de la norme, celui qui la défend, doit la faire entendre comme la plus naturelle qui soit, donc la moins contestable. Idéalement, il aimerait dire : « Cela a toujours été comme ça. » Sauf que la norme ici est nouvelle et que de plus, elle ne s’applique pas dans d’autres transports en commun : les trains.

  • Entretien réalisé pour la conférence de presse « Paroles des jeunes »

    Rubrique Le rapport de prévention générale « Paroles des jeunes »
    Le 3 novembre 2008 par Des Images

    Si un jeune dit : Les Arabes doivent rentrer chez eux, mon travail n’est pas de le convaincre du contraire mais de comprendre ce qui se joue derrière cette phrase, là où ça coince. Or, notre société fait exactement le contraire. Elle ne cherche pas à comprendre. Elle juge et c’est souvent en défaveur des ados. Il vaut mieux dès lors qu’ils se taisent et c’est régulièrement ce qu’ils font sur les grands sujets que nous leur imposons.

  • En avant jeunesse n°10 : On a toujours tort, monsieur

    Rubrique En avant jeunesse ! : chronique de terrain
    Le 2 novembre 2008 par Emmanuel Massart

    Nous en venons à mieux définir ce qu’est un adulte. Quelqu’un dit : Ils sont trop occupés à vouloir faire comme des adultes. La force d’un groupe comme celui que l’animateur a constitué cette semaine de Toussaint, c’est d’accélérer cette réflexion sur la dynamique adulte-adolescent. Aimeriez-vous avoir les parents en face de vous à présent, en groupe, pour leur dire ? Les visages se figent : Non, surtout pas. Je repense pourtant au pédagogue Jacques Duez qui en filmant la parole de ses élèves de primaire au travail, les transmettaient à des spectateurs adultes estomaqués de voir leur progéniture se frotter au sens du monde.