Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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AUDREY

Mes mains, elles s’occupent de personnes âgées, d’enfants. Je fais des études d’infirmière et en stage, mes mains servent à communiquer, à échanger un peu de tendresse, à réaliser des actes techniques.

Ces mains servent aussi dans un café. Elles écrivent tous les jours.

CEYTIN

Mes mains m’ont d’abord servi à travailler : j’ai fait des études de plombier-zingueur, puis j’ai travaillé comme menuisier et ensuite, un an chez Hydro-Aluminium. J’ai fait aussi beaucoup de transformations de maisons.

J’ai des mains de manuel. Elles sont beaucoup plus dures que celles des gens qui travaillent dans un bureau.

HASAN

Mes mains, c’est l’avenir et la vie, on fait beaucoup de choses avec ses mains. Les miennes, je les utilise très souvent pour écrire, j’étais écrivain avant. Et là comme je n’ai pas de PC, mes mains continuent à écrire…

CRISTINA - Salon de glace « Chez Mario », rue de Hodimont

Mes mains, pendant longtemps, je les ai utilisées sans m’en rendre compte. Faire la glace, servir les clients, faire la vaisselle, nettoyer le salon,… et maintenant que j’ai eu mon problème de canal carpien (petits os entre l’avant-bras et la paume), je me rends compte combien mes mains sont précieuses…

JEAN

Je suis arrivé en Belgique à 26 ans pour travailler dans le charbonnage. Je n’y ai travaillé que 11 mois. Et puis j’ai trouvé un travail comme couturier à Verviers.

J’ai les mains d’une demoiselle. J’ai toujours travaillé comme tailleur, de mes 18 ans jusqu’à mes 65 ans. Je ne pouvais pas avoir de grosses mains. J’ai terminé ma carrière dans une boutique à Liège où j’ai travaillé 15 ans.

MARIE-LOU

Mes mains sont mon outil de travail. Elles me servent aussi à faire des choses que je n’ai pas envie de faire) Elles me rappellent une chanson que j’ai apprise dans les années 60 dans les mouvements de jeunesse… ». (Marie-Lou chante la ritournelle)

Avec mes mains, ce n’est pas pour me vanter, je sais faire beaucoup de choses : je fais du crochet, du tricot, du collage, du bricolage, du nettoyage. Je sais prendre un enfant par la main. Ca me rappelle aussi des choses très tristes mais il faut bien que la vie se passe. Je partage mes mains, avec l’envie de faire du bien aux autres mais je sais aussi faire du mal avec mes mains… Je sais frapper. Ca me passe par la tête mais après un quart d’heure, je n’y pense plus.

J’ai travaillé dans un home pour enfants handicapés. J’étais surveillante. Il fallait, les joies et les peines, les faire avec les mains.

Hodimont par ses rues

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