Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Desimages.be repose sur deux blocs principaux, deux versants reliés par un même terme : le geste. Geste cinématographique et geste quotidien. Le geste est singulier. Il est une manière subjective de parler du monde. Pour le dire autrement, parler de ce qui nous arrive du dehors : des films, des pratiques, des lieux, et ceux qui les habitent. Comment nous occupons en retour les autres avec nos questions et nos désirs. C’est la tâche non pas de l’expert mais du spectateur actif.

Pourquoi faire cohabiter quotidien et cinéma ? Parce que nous n’avons pas jusqu’ici réussi à parler de films sans parler de ceux qui les font, sans parler de ceux qui les vivent ensuite, de remettre donc derrière l’objet tout ce qui lui rend une patine humaine et l’ancre dans la réalité. Il n’y a pas de cinéma sans spectateur. Il n’y a pas de regard sans monde.

Nous nous déplaçons sur divers terrains, que ce soit pour un atelier vidéo de quartier (Journal de travail de Sainte-Walburge ou de Hodimont), des projections dans des lieux qui ne sont pas des salles de cinéma (entre autres, le ciné-club B-Doc à l’Aquilone) voire chez l’habitant (Des Images dans les jardins). Face à nous, les gens viennent avec ce qu’ils sont. Ces rencontres se situent dans l’entre-deux de leur réalité et de ce que le cinéma invente, même et surtout sur le pas de sa porte. Voilà une définition possible de notre projet vidéo de journal intime collectif de la ville par ceux qui la vivent : les Vues Liégeoises.

Partir de ce que les gens sont et travailler avec eux. Le cinéma, c’est chaque fois que quelqu’un approche de l’étranger, nécessitant écoute, parole et engagement de sa main dans la terre épaisse du monde. Le cinéma et le quotidien, ce sont les deux faces d’une même vision faite d’exigence et de plaisir, un lien où l’on se répète souvent : « Tiens, on va pas se quitter comme ça. »

Les grands entretiens découlent de cette double approche. Il ne s’agit pas de jouer au cinéphile et de faire le tour d’une œuvre avec un cinéaste. Sinon, on perd le geste du monde. Il ne s’agit pas de laisser quelqu’un ânonner sa vie tel un fait divers, de demeurer dans l’anecdote close sur elle-même comme la télévision en est malheureusement coutumière. Sinon, on perd le geste du cinéma. L’enjeu revient plutôt à discuter de l’expérience que quelqu’un élabore comme acteur, spectateur, militant,… dans un nécessaire frottement entre art et politique, terrain et réflexion, cinéma et quotidien.

La dernière rubrique, ASBL Des Images, permet non seulement d’en savoir plus sur le projet de ce site mais également de connaître notre association, ses activités brièvement décrites plus haut et bien sûr entrevoir un peu plus ceux qui l’animent, voire leur écrire.

Le rôle des citations est de faire entrer une fois encore le dehors par petites touches et de faire un clin d’œil à des compagnons de pensée, des gens qui nous aident à avancer ou dont la parole cerne une dimension essentielle à nos yeux. Les derniers liens en bas de page ont la même fonction et permettent de déplier notre carte affective du net par le renvoi à des articles écrits ailleurs.

Les mots-clés, toujours en cours d’élaboration, visent à une lecture transversale du site par plusieurs concepts forts qui constituent notre fil d’Ariane, fil d’Ariane qui puisse incarner là encore notre volonté de tenir ensemble l’image et le monde.

Bref, vous tenez sous vos yeux une expérience fragile. Faites-en bon usage. N’hésitez pas à y revenir voir. Nous ne perdons jamais notre temps à flâner. N’hésitez pas à nous rencontrer. Nous ne perdons jamais notre temps à savoir qui vous êtes.

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