Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Il est temps que je détruise l’erreur fondamentale qui a été commise à mon égard : je ne suis pas un cinéaste. Même si je possède dans ce domaine une espèce d’habileté, le cinéma n’est pas mon métier. Mon métier est celui qu’il faut apprendre quotidiennement et qu’on n’en finit jamais de décrire : c’est le métier d’homme. Et qu’est-ce qu’un homme ? C’est un être debout qui se hausse sur la pointe des pieds pour apercevoir l’univers.

Roberto ROSSELLINI, Fragments d’une autobiographie, Ramsay

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Editorial

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Entre cinéma et quotidien, documentaire et fiction,
raconter le monde tel qu’il nous arrive.
Bienvenue.

Derniers articles

  • B-Docs n°01 : Voyages

    Rubrique ciné-club B-docs
    Le 29 juin 2008 par Stefanie Bodien

    Pour la première du ciné-club B-docs, trois films sur la route... En Arménie, la pierre de tuf est en train de disparaître sous les bulldozers ; la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique déchire des communautés ; en Roumanie, des auto-stoppeurs racontent l’arrivée du néo-libéralisme : trois voyages qui en disent long sur le monde actuel.

  • La démarche « Paroles des jeunes »

    Rubrique La prévention jeunesse aux environs de Verviers
    Le 24 juin 2008 par Emmanuel Massart

    « Paroles de jeunes » étant inscrit dans un projet-pilote de prévention générale, c’est plus généralement l’horizon de l’entreprise qu’il fallait interroger. Que viser dans le travail avec des ados ? Quelle relation nouer avec eux ? Dans quel environnement agir ? A quelle échelle travailler ? J’ai dû convoquer pour y répondre tour à tour des éléments de psychologie, de sociologie, de philosophie, d’anthropologie, me laissant paradoxalement un espace de liberté parce que ma fonction n’était pas celle d’un éducateur ou d’un assistant social sans être non plus cantonné à un cadre administratif.

  • Introduction du rapport « Paroles des jeunes » 2007

    Rubrique Le rapport de prévention générale « Paroles des jeunes »
    Le 24 juin 2008 par Emmanuel Massart

    J’ai été engagé sur ce projet avec un double positionnement : un travail préalable de terrain pour écouter, dialoguer, sentir les jeunes que je rencontrais lors d’animations, débats, voyages en collaboration avec nos partenaires. (AMO, Maisons de jeunes, écoles, mouvements de jeunesse,…) Je peux résumer stricto sensu ce premier temps comme « la récolte de la parole »… Cette récolte a été suivie d’un travail de réflexion afin de saisir le sens de ces mots : ce qu’ils disent et ce qu’ils cachent.

  • 06 - Benoît Dervaux : filmer ce qui est en train de se passer

    Rubrique GE n°01 - le cinéaste Benoît Dervaux
    Le 16 juin 2008 par Des Images

    Moi j’ai vu Jean-Claude, dans la matière des 50 heures, comme un passeur. C’est-à-dire qu’à « La devinière », je pense que c’est lui qui souffre le plus, parce qu’il n’est nulle part. Il est un peu dans la normalité, il est un peu dans la folie. Il le dit lui-même : « Je suis tordu un peu ». Pour moi, c’était le passeur, celui qui permet de faire le pont entre ce lieu et nous, les spectateurs. D’ailleurs, il parle du pont : un paysage qui est traversé par une vallée et ses deux versants. Un pont les relie. C’est une allégorie pour moi. Quand j’ai tourné ça, j’étais dans la voiture, au fond de la voiture, et je me suis dit : « C’est formidable, ça, par exemple… ».

  • 05 - Benoît Dervaux : approcher le personnage

    Rubrique GE n°01 - le cinéaste Benoît Dervaux
    Le 16 juin 2008 par Des Images

    C’est quelque chose que j’avais déjà aperçu à l’époque de Strip-tease, beaucoup de gens ont une certaine image honteuse d’eux-mêmes et ils jouent sur cette image-là. Ils renvoient à celui qui filme une image d’eux qui est une image honteuse. Tout l’inverse de ce que je voulais faire. Je voulais arrêter de filmer donc et Michel me dit : « Attends. Ca va peut-être aller. » Soudain, sans réfléchir, je me suis vraiment rapproché. J’étais à moins d’un mètre de Jean-Claude et de sa maman. Tout s’est fait comme ça, en me rapprochant. Quand l’on est comme ça avec une caméra, on n’est pas dans sa réalité. Chez soi, avec ses disques, ses livres ou avec nos enfants, l’on est dans quelque chose de connu, de sécurisant.

  • Page 12 : Véronica et le point de vue des voisins

    Rubrique Quartier de Sainte-Walburge : journal de travail
    Le 13 mai 2008 par Emmanuel Massart

    Véronica tient une place un peu spéciale dans notre projet car elle y a adhéré sans réserve après nous avoir rencontrés, acceptant d’être la première habitante à recevoir une caméra chez elle, partageant nos questions, offrant enthousiasme et disponibilité. Il est vrai néanmoins qu’elle n’a pas saisi cette caméra jusqu’ici, encombrante quand l’on est avec les enfants, demandant un minimum de préparation face à la spontanéité de la vie qui surgit aux détours des conversations, logée dans la lumière des paysages…

  • Page 11 : La maladie des mineurs !

    Rubrique Quartier de Sainte-Walburge : journal de travail
    Le 13 mai 2008 par Emmanuel Massart

    Nous avons rendez-vous avec Marc, rue Fond des Tawes. Plusieurs fois, j’ai tenté de fixer un moment avec lui, sans succès. Il a accueilli une de nos caméras chez lui et manifeste à présent le désir de nous la rendre. Nous insistons, avec le plus de douceur possible. Il n’a pas filmé. Pas le temps. A chaque discussion au téléphone, ou durant nos brèves visites, une modeste confiance s’installe néanmoins. Entrecoupant ses empressements à repousser notre venue, des petites choses se disent.

  • Page 10 : Quand ils parlent des gens du quartier, on sent de l’amertume

    Rubrique Quartier de Sainte-Walburge : journal de travail
    Le 29 avril 2008 par Laurent Gélise

    Dimanche 06 avril 2008.
    Compte-rendu de la balade à Sainte-Walburge par Laurent sous forme de texte graphique.

  • Rencontrer Paul Meyer à 15 ans - Lettre de Christiane Perret-By

    Rubrique Le cinéma de Paul Meyer
    Le 24 avril 2008 par Des Images

    Je viens d’apprendre la mort de quelqu’un qui a beaucoup compté pour moi.C’était la fin de cet été 1959.J’ai rencontré Paul Meyer qui m’a demandé de jouer dans « Déjà s’envole la fleur maigre » le rôle de la jeune fille qui invite Geppino à danser. Je n’avais pas encore 16 ans et il a du arracher avec beaucoup de diplomatie l’accord de mes grand-parents chez qui j’étais en vacances. Paul m’a alors expliqué le but qu’il poursuivait en réalisant ce film malgré les interdictions de l’Etat belge. Je peux dire sans exagérer qu’il a éveillé ma conscience politique.

  • 04 - Benoît Dervaux : le principe de « La devinière »

    Rubrique GE n°01 - le cinéaste Benoît Dervaux
    Le 17 avril 2008 par Des Images

    Le principe était : « Voilà, tu as ta folie. Tu as tes symptômes. On ne fait pas attention aux symptômes. Tu cries ? tu cries. Moi, ce langage-là ne m’intéresse pas… Si tu veux créer un autre langage, prends le temps nécessaire. Si tu ne veux pas, ne le fais pas. Mais ça ne m’intéresse pas. Tu peux crier, vivre ta folie comme tu veux : tu es libre. » C’est éprouvant les cris.