Verviers : carte de Hodimont
Projet « Hodimont en V.O. » par Des Images et Le CAP

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Ce qu’on nomme « réel » n’est-ce pas une sorte de piège, une suite de pièges ? N’est ce-pas ce qui n’est jamais là où on croit, qui se déplace, échappe, fuit, derrière, à côté, dessous, à l’envers, au-dedans du dedans ? Le réel comme la lettre volée n’est-ce pas ce papillon qui se pose exactement là où on le voit pas ? Ce qui reste impensé dans la pensée, non cherché dans la recherche, non déchiffré dans le signe, inabouti dans l’œuvre, résistant dans le travail ? Cette tache obscure, ce point aveugle, ce point de fuite de toute perspective rationnelle, la limite et la frontière toujours déplacées qui font de l’effort de connaissance un risque absolu ?

Jean-Louis COMOLLI, Voir et pouvoir : cinéma, télévision, fiction, documentaire, P.166

Citation

Editorial

Editorial

Entre cinéma et quotidien, documentaire et fiction,
raconter le monde tel qu’il nous arrive.
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Derniers articles

  • 03 - Benoît Dervaux : sortir du champ de la caméra

    Rubrique GE n°01 - le cinéaste Benoît Dervaux
    Le 17 avril 2008 par Des Images

    Dès le départ, la caméra faisait partie intégrante du lieu, élément pouvant reconstruire une mémoire. Parce que quand on a 15 ans et que l’on a déjà fait 20 établissements, on n’a plus de mémoire. Dans la mesure où ce lieu devient petit à petit le leur, une mémoire doit pouvoir s’y élaborer. Ainsi se succèdent les fêtes : Noël, Pâques, Saint-Nicolas,… Ce sont des évènements réglés par le calendrier qui contribuent à reconstruire une histoire. Donc la caméra n’a jamais posé aucun problème. C’est la façon dont on filme qui a pu poser problème.

  • 02 - Benoît Dervaux : montrer sans l’aide du commentaire

    Rubrique GE n°01 - le cinéaste Benoît Dervaux
    Le 22 mars 2008 par Des Images

    Mon petit pari était plutôt de faire un film sur un sujet assez délicat, sans commentaire, sans avoir recours à l’explication sur la maladie mentale. On pourrait faire un autre film avec le personnel. Il pourrait être magnifique mais mon envie était de servir de porte-voix à ces gens, de la façon la plus effacée possible. Même si, quand on fait un film d’auteur, on parle un peu de soi. J’ai campé ce côté-là et non celui des thérapeutes, qui n’habitent pas là et sont des électrons libres par rapport au lieu.

  • 01 - Benoît Dervaux : arriver à « La devinière »

    Rubrique GE n°01 - le cinéaste Benoît Dervaux
    Le 21 mars 2008 par Des Images

    Au préalable, j’avais fait un film comme assistant pour Manu Bonmariage dans un hôpital psychiatrique à Dave, où là c’est vraiment l’hôpital tel qu’on l’imagine : grands corridors, fous qui se balancent dans des rocking-chairs… Quand je suis arrivé à « La devinière », ils m’ont pris par la main : « Viens, on va te montrer nos peintures, viens… ». Et là j’ai ressenti une formidable impulsion. Je me suis dit : « Ici, il faut faire un film. Je ne sais pas encore lequel mais il faut le faire ».

  • Page 09 : Première visite chez Marc

    Rubrique Quartier de Sainte-Walburge : journal de travail
    Le 20 mars 2008 par Emmanuel Massart

    On se sent un peu gauche à expliquer ainsi comment marche la caméra, à la grosse louche. Deux heures de cassette. Ce sera vite plein. J’ai déjà repéré ce que je voulais filmer. Le hasard des vacances lui donnera l’envie de se balader avec sa fille de 8 ans et de s’arrêter pour cadrer. La tarte est déposée sur le coin du meuble, emballée. Il nous promet d’en faire une plus grande encore, quand nous reviendrons. L’idée est qu’on regarde les images ensemble, en prenant notre temps. Il acquiesce. A l’autre bout du meuble, au pied de l’escalier, le téléphone. On s’échange nos numéros. Filmer le quartier, oui.

  • « Je suis votre voisin » de Karine de Villers et Thomas de Thier : s’en aller avec Steve

    Rubrique En quête de personnages
    Le 20 mars 2008 par Emmanuel Massart

    Une rue de Bruxelles, présentée brièvement par quelques plans de l’eau coulant dans une rigole, d’un chat à l’appui de fenêtre. Une rue banale en quelque sorte si ce n’est que c’est ici qu’habitent à l’époque, en 1990, Karine de Villers et son compagnon Thierry de Thier. Ni l’un ni l’autre ne sont cinéastes, ils ne peuvent à ce moment-là n’avoir qu’un désir en sortant de chez eux : aller voir brièvement aux portes d’à côté qui vit là, mettre des mots dans l’air plutôt qu’un « salut » quotidiennement ressassé dans la précipitation des allées et venues de chacun. Ce n’est pas encore un film, c’est déjà l’envie de reconquérir la rue comme lieu commun en mouvement.

  • Page 08 : Obliquer par les champs

    Rubrique Quartier de Sainte-Walburge : journal de travail
    Le 17 mars 2008 par Emmanuel Massart

    Nous empruntons la rue Jacquet, rue étrange semblée s’être imposée au forceps à même la colline, en parallèle de la rue coupée qui elle aussi remonte vers le haut des Tawes. Les paysages gondolés ravissent nos regards et attisent les pas. Peu avant d’atteindre un groupe de trois maisons regroupées sur un pallier le long du chemin, Roger nous invite à obliquer par les champs. Un mince sentier démarre en effet là, annoncé par une plaque « Site des Tawes ».

  • Page 07 : Je n’ai même jamais appuyé sur un bouton d’appareil photo

    Rubrique Quartier de Sainte-Walburge : journal de travail
    Le 15 mars 2008 par Emmanuel Massart

    Un homme était assis sur ces marches, seul dans cette matinée un peu froide. Je l’ai d’abord repéré de dos, curieux de mettre un visage, curieux inconsciemment de savoir ce qui poussait là, quelqu’un, à s’asseoir et regarder tranquillement le paysage : la rue se frayant entre les prés occupés par les basses-cours, la colline des Tawes à l’horizon. Cette posture immobile du regard, c’était déjà une manière de se mettre en cinéma. Un badaud s’arrête et cadre quelque chose de l’œil. Il n’y a pas l’appareil caméra, il y a un même imaginaire pourtant.

  • Page 06 : Je leur casse la gueule

    Rubrique Quartier de Sainte-Walburge : journal de travail
    Le 1er mars 2008 par Emmanuel Massart

    Une fois arrivé sur place, je note quelques gosses qui tapent dans un ballon sur un terrain adjacent alors que deux motards font tourner leur moteur avidement plus loin. Un des enfants s’adresse à moi, me demandant de faire attention aux motos. Je continue et arrive bientôt en haut, remarque la végétation touffue perlant sur la pente opposée, remplie de chemins sinueux qui doivent faire un terrain de jeu fabuleux. Je reviens doucement, observe. Les motards finissent par s’en aller.

  • Enfin de retour sur www.desimages.be

    Rubrique L’association
    Le 28 février 2008 par Emmanuel Massart

    Bonjour à tous, sympathisants, curieux, passants de hasard ou autres, comme vous le constatez, le site a été relancé après quelques semaines d’absence suite à des problèmes techniques. D’abord, remercions le webmaster car pour rappel, tous les gens qui travaillent au sein de Des Images le font à titre bénévole, après des heures de bureaux, en regard de projets personnels,… Le site n’est d’ailleurs pas complètement à jour car la nouvelle version demande de mettre les liens internes à jour. Un peu de patience.

  • Images sauvages n°7 / Approcher l’autre

    Rubrique projections Images Sauvages
    Le 26 février 2008 par Emmanuel Massart